|
On appelle une fécondation in vivo, une fécondation naturelle. Par contre la fécondation in-vitro ( artificielle ) est réalisée hors de l'organisme maternel.
Quand les trompes sont bouchées par des infections répétées ou détruites par une grossesse extra-utérine antérieure, l'ovocyte et les spermatozoïdes ne peuvent plus se rencontrer. Ils seront alors mis en présence l'un de l'autre artificiellement.
Par injection massive d'hormones, on provoque l'ovulation en stimulant la croissance de plusieurs follicules. Les ovocytes sont recueillis par ponction des follicules prêts à s'ouvrir, soit sous cœlioscopie, technique qui consiste à introduire dans la cavité abdominale un tube muni d'une optique spéciale, soit sous échographie.
Les spermatozoïdes du futur père sont recueillis par masturbation. Ils subissent un traitement spécial qui leur donne le pouvoir fécondant qu'ils acquièrent normalement pendant leur traversée des voies génitales féminines.
Plusieurs ovocytes et quelques 50,000 à 100,000 spermatozoïdes sont mis en présence dans une éprouvette contenant un milieu adéquat et placée dans une étuve à 37 C pendant 48 heures. Tous ovocytes n'étant pas au point de maturation optimale, ils seront environ 70% à être fécondés.
Après 48 heures de culture, un embryon de 4 à 8 cellules maximum est transféré chez la future mère. Pour cela, il est placé dans un tube très fin en plastique transparent appelé cathéter, qui le libérera dans la cavité génitale. Si tout va bien, l'embryon s'implante dans la muqueuse utérine.
L'évolution de l'œuf est suivie par des dosages hormonaux répétés, puis par des échographies lorsque l'embryon commence à grossir.
On peut penser que la grossesse évoluera jusqu'à son terme, à partir du 3ème mois. Cependant, le taux de réussite est peu élevé puisque seulement 10 à 15% des embryons implantés donnent naissance à des bébés.
Pour augmenter les chances de grossesse, plusieurs embryons peuvent être transférés. Généralement pas plus de 3 ou 4, car il faut prendre en considération les risques de grossesse multiples.
Pour éviter d'avoir à recommencer la stimulation des ovaires et le prélèvement des ovocytes, ce qui est une intervention délicate, plusieurs embryons sont conçus in vitro. Ils sont congelés et gardés ainsi en vue d'une implantation ultérieure, dans le cas d'un échec.
|